L’adolescence: être «transgenre» - une-mode-ou-une-réalité ?

Selon une nouvelle étude publiée dans le journal « Pediatrics », de plus en plus d’adolescents d’identifient avec des étiquettes de genre non traditionnelles telles que transgenres, transexuelles, bisspirituelles (aux-deux esprits), intersexuées, genre fluide ou des variant désignés  par le terme anglophone « queer ».  Le but principal de cette étude était d’examiner les différences de santé entre les adolescents non conformistes et les adolescents qui sont cisgenres, une personne dont l’identité sexuelle correspond au sexe qui leur a été attribué à la naissance.

Les résultats de l’étude ont révélé que les jeunes transgenres et non conforme au genre (TGNC) ont déclaré avoir une santé nettement moins bonne que les adolescents cisgenres et ceci, même au niveau de la santé mentale.  Toujours selon l’étude, les adolescents s’identifiant transgenre étaient également moins susceptibles d’obtenir des bilans de santé préventifs et plus susceptibles de rendre visite à leur infirmière scolaire. Le plus surprenant est le pourcentage croissant d’adolescents qui disent qu’ils ne correspondent pas aux normes de genre traditionnelles.  

transgenre enfantsDes scientifiques australiens, spécialistes des troubles du genre sont d’avis qu’on assiste présentement au « surdiagnostic du transgenrisme » parmi les adolescents et même les enfants.  Ils déclarent que ces derniers sont diagnostiqués soit par précipitation ou soit parce que les jeunes en question se conforment à cette nouvelle tendance par désir d’être à la mode et pour attirer l’attention.  Pas si simple alors de traiter un adolescent lorsqu’il a été officiellement diagnostiqué transgenre.  Les médecins doivent encourager l’enfant à rester dans leur « dysphorie » et éventuellement être soumis à des traitements.  

Des statistiques démontrent qu’il y aurait 75% de faux transgenres chez les enfants et les adolescents qui  présentent des comportements et des goûts non conformes à leur genre, ou une diversité de genre.  C’est une chose de se retrouver devant une jeune fille de 7 ou 8 ans voulant s’habiller comme un garçon et même dire qu’elle veut être un garçon mais lors de sa puberté, cette phase de vie sera complètement renversée.  Ce n’est pas d’hier qu’on a des filles que l’on dit être des « garçons manqués » ou alors des garçons qu’on dit « efféminés » parce qu’ils aiment jouer avec des poupées mais à la puberté des changements se pointent.

De nombreux jeunes traversent une phase de confusion quant  à leur propre identité et appartenance à un moment donné ou un autre de leur adolescence.  Ils en sortent généralement sans la moindre thérapie.  Il faut être à l’écoute de nos enfants car plus un tel diagnostic est posé tôt, plus le suivi qui implique l’administration d’hormones allant jusqu’à la chirurgie est possible cependant, il faut qu’ils (les enfants/adolescents) aient eu le temps d’apprivoiser leur identité.  

Le genre, ce n’est pas une question de « mode » mais difficile à comprendre lorsque la maturité n’est pas atteinte.   Il ne faut en aucun temps précipiter les choses.